Le_dernier__vangileIl s’agit déjà de la troisième enquête de l’archéologue Jack Howard et, si les éditions First, Guillaume Teisseire et Babelio ne s’étaient concertés pour me faire parvenir ce gros bouquin de 430 pages, je serais probablement passée à côté d’un passionnant thriller.

Dès la réception de ce livre, j’ai été séduite : le livre évoque l’Antiquité romaine qui m’est familière, Herculanum et l’éruption du Vésuve (79), l’empereur Claude, ... J’étais dans mon élément !

David Gibbins nous précise immédiatement qu’il s’agit d’une fiction et commence le livre par un prologue qui évoque la rencontre de l’empereur Claude (qui ne serait pas mort empoisonné en 54 mais aurait fui Rome avec son affranchi Narcisse) et de la Sybille de Cûmes.

J’ai d’emblée accroché à l’hypothèse : et si donc Claude n’était pas mort en 54, avait rencontré le Christ et Hérode l’été de l’an 23 et avait implanté le Christianisme en Angleterre (conquise en 43), bien avant Saint Augustin de Canterbury, et était ainsi à l’origine de la doctrine du moine Pélage, condamnée comme hérésie par le concile de Carthage en 412 ? Et si la tombe initiale de Paul se trouvait à côté de celle identifiée comme étant celle de Pierre sous la basilique St Pierre au Vatican ? Et si,… Et si, … D’intuition en intuition, Jack Howard va mettre au jour sous nos yeux le plus grand secret de l'histoire occidentale, un secret que certains voudraient garder dans l’ombre. L’imagination de David Gibbins est débordante !

Le récit est vif et enlevé. Il est présenté au lecteur comme un puzzle dont il doit assembler tous les éléments. Et ce lecteur participe à l’action mais il ne doit rien craindre : Jack Howard est une sorte de James Bond qui échappe à toutes les tentatives d’assassinat, comprend immédiatement quelle piste il doit suivre, peu compter sur des co-équipiers fidèles et dévoués à toute épreuve,… Bref, un héros superpuissant et super doué ! Il est du côté des « bons » évidemment face à des « méchants », vraiment très méchants, et qui ne reculeront devant rien ! Je vous rassure : tout finira bien !

D’habitude, j’apprécie peu les romans historiques fictifs. A chaque ligne, je me pose la question de savoir si ce que l’auteur nous narre est réel et dans quelle mesure… Une fois de plus, cette démarche d’insérer dans l’Histoire des événements qui se sont peut-être produits (mais se sont-ils produits ?) m’a déroutée, voir agacée… C’est pourquoi, j’ai commencé par vérifier les références et citations du livre (rigoureusement exactes) jusqu’au moment où je me suis mise à lire la « note de l’auteur » : dix-sept pages dans lesquelles David Gibbins fait le point sur l’Histoire et l’imaginaire.

C’est alors que, rassurée, j’ai pu apprécier pleinement les qualités narratives et imaginatives de l’auteur et ses connaissances archéologiques et historiques.

Il ne me reste plus qu’à vous recommander la lecture du « Dernier Evangile ». Quant à moi, je vais suivre Jack Howard dans ses précédentes aventures et retrouver l’Atlantide !

Ce livre a été critiqué également par Cœur de chêne de «Biblioblog» :http://www.biblioblog.fr/index.php/post/2008/07/11/Le-Dernier-Evangile-David-Gibbins


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L'auteur
: David Gibbins est un écrivain canadien, né à Saskatoon en 1962. Il a grandi au Canada, en Nouvelle Zélande et en Angleterre. Passionné depuis son enfance par l’archéologie sous-marine, il est diplômé de l’Université de Cambridge. Il puise dans ses connaissances et dans les campagnes de fouilles auxquelles il participe (port de Carthage, fouille de l’épave du Plemmirio, au sud de Syracuse,…) l’inspiration pour ses romans. Il est l’auteur d’ « Atlantis » (2005), « Le Chandelier d’or » (2006) et « Le Dernier Evangile » (2008).

Site de l'auteur : http://www.davidgibbins.com

David GIBBINS, Le Dernier Evangile, Paris, Editions First, 2008, 430 p.