Legendi tempus

Des livres, des livres et encore des livres...

24 août 2009

Luis SEPULVEDA, Le vieux qui lisait des romans d'amour (1992)

Le_vieux_qui_lisait_des_romans_d_amourCe court roman de l’auteur chilien Sepulveda eut, dès sa parution, un énorme succès tant public que littéraire. Ce succès est justifié car on tombe, dès les premiers mots, sous le charme…

C’est le roman de l’Amazonie, de la nature qui peut être redoutable, des équilibres fragiles et vitaux qui lient l’homme et son environnement naturel.

C’est l’histoire d’Antonio José Bolivar, qui refuse le nom de « chasseur » car il aime et connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, les Shuars. Quand les villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses paisibles et apaisants romans d’amour pour chasser le vrai coupable, une majestueuse panthère

Luis SEPULVEDA, Le vieux qui lisait des romans d’amour, Paris, 1992, 121 p.

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17 août 2009

Vincent ENGEL, La peur du paradis (2009)

La_peur_du_paradisDans ses pages « culture » (pages 31 et 32) des samedi 1er et dimanche 2 août 2009, Le Soir présentait le dernier livre de Vincent Engel comme une lecture incontournable de l’été en titrant : « Les livres d’été ? De bons livres ». Jean-Claude Vantroyen, l’auteur de l’article, rapportait les paroles de Marianne Pêtre de Filigranes : « Un coup de cœur pour moi, une réflexion sur le fascisme très intéressante ».

Cela tombait bien ! Je venais de commencer ce livre acheté dès sa sortie (car je suis « fan » de Vincent Engel) en avril 2009.

Une réflexion sur le fascisme, oui mais aussi une description attentive et sensible des Pouilles…

Nous sommes en 1920, dans le petit village de San Nidro, sous le soleil et près de la mer. Le prêtre Rosario règne tout-puissant sur ses ouailles. Deux enfants ne se quittent pas : Basilio est fasciné et sous le charme de la fée Lucia. Mais quand Filippo, le père de Lucia meurt, Basilio commet un acte qui changera son destin et condamnera Lucia à quitter son village. Basilio se met à aider le pêcheur Luigi, dont le fils s’est engagé dans la milice, à pêcher les poissons, mais bientôt poussé par Forza, persuadé par ce dernier et la mère supérieure que la jeune Lucia l’a oublié, pire ne veut pas le revoir, il s’engage également dans les armées de Mussolini.

Je ne veux pas raconter la suite car il y a, dans ce roman d’amour et de politique, extrêmement bien construit, un certain suspense. Alors, Lucia et Basilio se retrouveront-ils dans la tourmente fasciste ?

Au début de ce livre, figure une phrase d’Aragon : « La vie aura passé comme un grand château triste ». C’est aussi de l’insignifiance de vie et en même temps de sa grandeur, ainsi que de tous les éléments terrestres que nous parle ce roman.

« Pollini mesurait, pour la première fois de sa vie, la longueur du temps. Un ennui si épais qu’il semblait l’éternité. Mais lui, qu’avait-il fait d’autre, depuis 1943 ? Et même avant ? Il avait laissé filer le temps, il ne s’était rendu compte de rien. Ici, le sable coulait dans sa main, les heures coloraient le ciel. Ce n’était pas la vie, ce qui avait précédé non plus ; mais la mort pouvait ici faire son nid, s’installer calmement. Et la conscience aussi ressuscitait. »

Vincent ENGEL, La peur du paradis, Paris, J.-Cl. Lattès, 2009, 403 p.

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