Legendi tempus

Des livres, des livres et encore des livres...

02 septembre 2008

Un tag

J'ai reçu un tag!

C'est Toinette qui me l'envoie et je m'exécute avec plaisir...

Vous aurez donc droit à la cinquième phrase et aux trois phrases suivantes de la p. 123 de Bernard WEBER, Les Fourmis, Paris, le Livre de poche, 2007 (35è édition).

"Et puis, il a acheté plein de livres sur les fourmis.

-Les fourmis? Evidemment, évidemment.

Le commissaire Bilsheim, passablement dérouté, se borna à hocher la tête en murmurant quelques autres "évidemment". L'affaire s'annonçait mal."

A moi de taguer à présent : pas tout à fait au hasard, je taggue : Reine Lionne, Sybilline, Bunée  et Lune de Pluie.

Indiquer le nom de la personne qui vous a taguée avec un lien vers son blog
Prendre le livre qu’on lit en ce moment (ou celui qu’on préfère) à la page 123
Recopier le texte de la 5ème phrase et des trois suivantes
Indiquer l’année de parution, l’édition, le titre et l’auteur du livre
Choisir 4 autres malheureux
blogueurs pour leur demander ce qu’ils lisent et ainsi de suite...

A vous de jouer!

Posté par 4nn3 à 16:23 - Lectures - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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07 juillet 2008

Les prestiges de la lecture


Je tire les rideaux de ma chambre, je m'étends sur un divan, tout décor est aboli, je m'ignore moi-même; seules existent les pages qu'une certaine fantaisie veut que je parcoure. Et voilà que m'arrive la faramineuse aventure qu'ont relatée certains sages du taoïsme abandonnant sur leur couche une dépouille inerte, ils prenaient l'essor sur les airs; durant des siècles, ils voyageaient de cime en cime à travers la terre tout entière et jusqu'au ciel. Quand ils retrouvaient leur corps, celui-ci n'avait vécu que le temps d'un soupir. Ainsi je vogue, immobile, sous d'autres cieux
, dans des époques révolues et il se peut que des siècles s'écoulent avant que je me retrouve, à quelques heures de distance, dans ces lieux mêmes qu'en cette occurrence je n'ai pas quittés.

Aucune expérience, quelle qu'elle puisse être, ne peut se comparer à celle-là. La rêverie, vu la pauvreté des images, est inconsistante, le dévidage des souvenirs s'essouffle vite. Reconstruire le passé par un effort dirigé ne donne pas vraiment la jouissance de son objet. Spontanée ou sollicitée de ressusciter des faits, la mémoire ne m'apprend jamais que ce que je sais. Les rêves, à mesure qu'ils se déroulent, s'effilochent. Seule la lecture crée des rapports neufs et durables entre les choses et moi.


Simone de BEAUVOIR, Tout compte fait, Paris, Gallimard, 1972 

Posté par 4nn3 à 22:19 - Lectures - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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30 juin 2008

Les joies de la lecture

Un livre a toujours été pour moi un ami, un conseil, un consolateur éloquent et calme, dont je ne voulais pas épuiser vite les ressources et que je gardais pour les grandes occasions. Oh ! Quel est celui de nous qui ne se rappelle avec amour les premiers ouvrages qu’il a dévorés et savourés ! La couverture d’un bouquin poudreux que vous retrouvez sur les rayons d’une armoire oubliée ne vous a-t-elle jamais retracé les gracieux tableaux de vos jeunes années ? N’avez-vous pas cru voir surgir devant vous la grande prairie baignée des rouges clartés du soir lorsque vous le lûtes pour la première fois, le vieil ormeau et la haie qui vous abritèrent, et le fossé dont le revers vous servit de lit de repos et de table de travail ?

Voici un joli extrait des « Lettres d’un voyageur » de George Sand (1834).
Ce texte, je l’ai retrouvé dans mes cahiers d'école en rangeant les pièces du troisième étage.

Il faut remettre à l’honneur George Sand (1804-1876) : il y a un peu près un an, j'ai lu « Indiana », l’un de ses premiers romans et suis restée sous le charme…

Posté par 4nn3 à 08:31 - Lectures - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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