Legendi tempus

Des livres, des livres et encore des livres...

02 mai 2009

Erik ORSENNA, La grammaire est une chanson douce (2001)

La_grammaireAprès Alice au pays des merveilles, voici Jeanne au pays des mots…

Jeanne, dix ans, voyage beaucoup avec son frère aîné Thomas, quatorze ans. Leurs parents, divorcés, vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour qu'ils se rendent en Amérique, Jeanne et Thomas sont pris dans une tempête et leur bateau fait naufrage. Seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. C'est alors qu'ils réalisent qu'ils sont devenus muets, privés de mots : ils ne peuvent plus parler ! Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils vont découvrir un territoire magique, où les mots sont des êtres vivants, où ils ont leur ville, leurs maisons, leur mairie et leur… hôpital !

Voilà une très belle fable sur les mots. De très remarquables passage sur La Fontaine et sur les catégories grammaticales. Et une source de réflexion pour le professeur que je suis. Comment enseigner la grammaire sans nuire au texte et à la pensée d’un auteur? Il y a d’ailleurs dans cet ouvrage un très joli clin d’œil aux professeurs chargés d’étudier le « glossaire »...


Merci à Toinette qui a parlé de ce livre dans son blog il y a déjà plus d'un an et m'avait donné l'envie de le lire !




Erik ORSENNA, La grammaire est une chanson douce (2001). Disponible en livre de poche 14910.


L'auteur : Erik Orsenna, de son vrai nom Erik Arnoult, est un romancier, un intellectuel, un académicien français, né à Paris en 1947. Il a reçu le Prix Goncourt en 1988 pour L'Exposition Coloniale.

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17 février 2009

COLETTE, Dialogues de bêtes

Liane_FolyOn ne présente plus Colette (1873-1954), l’amoureuse, l’amie des animaux. Ce sont ses très beaux « Dialogues de bêtes » (1904) que j’ai eu, grâce à Antoinette Fouque, l’occasion d’écouter. La lecture est agrémentée de morceaux musicaux doux et paisibles : Introduction et allegro pour harpe, avec accompagnement d’un quatuor à cordes, d’une flute, d’une clarinette, de Maurice Ravel. Modulant sa voix suivant qu’elle se fait Toby-Chien ou Kiki la Doucette, Liane Foly nous offre une interprétation remarquable. Elle nous dresse les portraits d’un chien Toby, goguenard et sympathique, bon caractère et d’une chatte Kiki, rusée et capricieuse.

Premier dialogue :

Un après-midi au soleil à évoquer leurs maîtres, Elle et Lui, leurs occupations préférées, leur amours. Le dialogue se termine avec l’espoir d’une promenade.

Deuxième dialogue :

Une très belle description de l’atmosphère étouffante d’une journée d’orage et de pluie. On y est ! On se croit comme Toby sous l’armoire occupé à regarder tomber les grêlons. Enfin l’orage s’apaise et Toby a envie de bondir dans le jardin mais reste auprès d’Elle.

Troisième dialogue :

Toby-chien évoque ses souvenirs de « travail » : six semaines passées au music-hall avec Elle.

Quatrième dialogue :

Dans un jardin à Auteuil, une tortue fait le tour du jardin.

Colette


Colette, Dialogues de bêtes, lus par Liane Foly, Des Femmes (La Bibliothèque des voix), 2008.


Merci à Babelio!

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07 janvier 2009

Ondine KHAYAT, Le Pays sans Adultes (2008)

Le_Pays_sans_AdultesSlimane a onze ans, un frère Maxence qui représente tout pour lui, une mère qui travaille comme femme de ménage dans un hôtel et un père qu’il a surnommé « le Démon » parce que, quand il est en colère, il cogne…

Maxence et Slimane sont deux de ces enfants à qui leur père a volé leur enfance. Maltraités physiquement et psychiquement, il parviennent longtemps à développer le don précieux de magnifier la vie et de la rendre plus belle. Mais à ce jeu, le Démon sera le plus fort… pour un temps !

J’ai vraiment pleuré avec Maxence et Slimane. Quand le démon a trouvé du travail dans son costume de dimanche, j’ai aussi espéré avec eux que tout pouvait encore s’arranger…

Mais, un jour, Maxence n’a plus supporté la violence du Démon et la soumission de sa mère. Il s’est envolé au Pays sans Adultes… Slimane a voulu le rejoindre… Il va devoir apprendre à avoir envie de vivre…

Il y a beaucoup de poésie sous la noirceur qui se dégage de ce roman… Quelle fraîcheur se dégage des paroles de ces deux enfants maltraités !

- Max, ça vient d'où, l'amour?

- Normalement, c'est fourni à la naissance.

- Tu veux dire, comme une graine qu'on a plantée ?

- En quelque sorte.

- Et l'amour, ça va où?

- Ça allume des étoiles dans le ciel.

- Est-ce que si quelqu'un mangeait des étoiles, ça lui mettrait de l'amour dans le cœur?

- Peut-être.

- Il faudrait qu'on en donne au Démon, alors.

- Lui, pour que ça marche, il faudrait dévaliser le ciel et lui donner à manger toutes les étoiles de la galaxie.

- L'ennui, c'est qu'il y en aurait plus pour les autres, après. (p. 105)

La tristesse qui se dégage de se livre m’a fait verser de vraies larmes, la lente remontée de Slimane après sa tentative de suicide m’a touchée. Mais ce roman ne sonne pas tout à fait juste. Car on voudrait que toutes les histoires de maman et d’enfants battus se terminent comme celle-ci ! On voudrait qu’à Paris il y ait de gentilles dames qui s’inquiètent d’un enfant seul ! On voudrait que les « bons » soient récompensés de leur bonté et que les « méchants » sont châtiés ou, comme ici, soignés et pris en charge ! On voudrait que tous les enfants atteints d’un cancer s’en sortent ! Je crains que cela ne se passe pas toujours ainsi dans la vraie vie !

Malgré le côté mièvre, le lecteur est satisfait en refermant son livre : il a passé un agréable moment et est rassuré sur l’avenir de Slimane !

Je remercie vivement les Editions Anne Carrière et Chez les filles de m’avoir permis de lire ce livre.


Chez_les_filles


L’auteur : Ondine Khayat est née en 1974, d’une mère française et d’un père libanais et arménien. « Le Pays sans Adultes » est son deuxième roman.


Ondine KHAYAT, Le Pays sans Adultes, Paris, Editions Anne Carrière, 2008, 335 p.




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09 décembre 2008

Nathalie RHEIMS, Le Chemin des sortilèges (2008)

Le_Chemin_des_sortil_gesLe roman d’un deuil

Dans une petite ville de province, des années après leur séparation, « elle » retrouve Roland. Roland fut l’amant de sa mère, Roland fut psychiatre. Il s’est retiré voilà dix ans… Dans la chambre qu’elle occupera tout au long de ce retour dans le passé, il dépose chaque jour, un nouveau conte de fée. Cendrillon, Blanche-Neige, le petit Poucet, le petit Chaperon rouge, la petite Sirène, tous ces contes, correspondent au chemin qu’elle doit parcourir pour se trouver, pour devenir adulte, au travail à accomplir pour se libérer des sortilèges du passé (une origine non reconnue, une mère et un frère morts, …).

Une construction impeccable, une très belle écriture, un récit mené tout en mystères dans lequel on se sent plonger entièrement constituent les points forts de ce récit introspectif.

Malheureusement, le sentiment de « tourner en rond » s’installe rapidement, l’immobilisme de l’analyse devient pesante et s’accompagne de l’envie de quitter au plus vite cet univers oppressant.

Heureusement, la fin, éclairée par la petite fille aux allumettes, me réconcilie avec ma lecture : « Non, il faut vivre encore. Vous n’avez pas terminé… » (p. 177). Et dénoue les interrogations qui avaient surgi tout au long du récit.

L’auteur :

Nathalie Rheims, fille de l’académicien Maurice Rheims, est née à Paris en 1959. Le Chemin des sortilèges, publié aux éditions Léo Scheer est son dixième roman.


Je remercie Suzanne de Chez-les-filles.com et les éditions Léo Scheer pour cette lecture.

Chez_les_filles

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16 novembre 2008

Guillaume MUSSO, Parce que je t'aime (2007)

  Parce_que_je_t_aime                                  

Un coup dans l’eau…

Parce que Musso est un auteur à la mode et qu’il faut lire, je me suis décidée à ouvrir un de ses romans. Facile à lire, rapide (100 pages en une heure, chez le coiffeur), j’étais déjà décidée à l’abandonner…

L’histoire de Layla, cette petite fille de 5 ans disparue dans un centre commercial de Los Angeles me paraissait se diluer dans le récit de la vie d’Evie, d’Alyson et de Connor… Un moment, le personnage du papa Mark m’avait touchée mais ne me retenait plus. Pffff ! C’est alors que ma fille est intervenue pour me conseiller de le lire jusqu’au bout. Même s’il fallait y penser et si on peut saluer l’imagination de l’auteur et son sens de l’intrigue, je vous avoue qu’en le refermant, ma première pensée a été : « C’est tordu !».

Je résume cette lecture en quelques mots : je lis, je referme et j’oublie !

L’auteur :

Guillaume Musso est un auteur français, né en 1974. Professeur d’économie et écrivain, il est l’auteur de romans psychologiques à suspense : « Skidamarink » (2001), « Et après… » (2004), « Sauve-moi » (2005), « Seras-tu là » (2006) et le dernier « Je reviens te chercher » (2008).

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26 mai 2008

Régis DEBRAY, Julien le Fidèle ou le banquet des démons (2005)

Nous sommes en 2011 à Rome. Le Panthéon, symbole de la tolérance religieuse puisqu’il était dans l’Antiquité consacré à tous les dieux, vient d’être frappé par un attentat non revendiqué.

Sur les lieux, un étranger qui se dit être Flavius Claudius Julianus, l’empereur Julien, qui a régné de 362 à 365, plus connu sous le surnom d’apostat que lui ont donné les Chrétiens (un apostat est celui qui abandonne publiquement une religion) déclare « Attention, un petit groupe de fanatiques résolus peut mettre fin à une civilisation millénaire. Cela s’est déjà vu… Je suis payé pour le savoir. »

Neveu de Constantin, premier empereur romain (306-337) à se convertir au christianisme, Julien le Philosophe ou Julien II est élevé à l’écart de la cour et dans la nouvelle religion. C’est en son nom qu’il voit successivement mourir assassinés son père, sa mère, et ensuite son frère aîné Gallus. Il se convertit alors secrètement à l’ancienne religion polythéiste et se livre à des études de philosophie.

En 355, son cousin l’empereur Constance II l’envoie en Gaule avec le titre de César ou vice-empereur, une promotion qu’il juge dangereuse. Il fait de Lutèce (Paris) sa capitale. Bon administrateur, bon soldat, il repousse les invasions des Alamans et des Francs et est, en 360, proclamé empereur à part entière par ses soldats.

Constance refuse le fait accompli. Julien marche contre lui, vers l’Orient mais il n’y aura pas de bataille car Constance meurt en 361. Julien, devenu maître de l’empire romain tout entier, affirme alors rapidement sa préférence pour le paganisme et son hostilité au christianisme, religion monothéiste, exemple parfait d’intégrisme religieux.

Au travers de la vie, du règne, des combats philosophiques de l’Apostat, ce sont l’intolérance, les fanatismes et les terrorismes religieux de toutes époques et espèces, tous ces forfaits, tous ces crimes commis au nom d’un dieu unique quel que soit son nom que Régis Debray dénonce.

Rome_Capitole_Statue_de_Constantin

Statue de Constantin, Rome, Musée du Capitole

Nous avions hier soir la chance d’avoir dans la salle l’auteur Régis Debray lui-même qui s’est laissé interroger par le célèbre critique belge Jacques De Decker.

Régis Debray nous a parlé de son dernier livre « Un candide en Terre sainte » paru en février dernier. Ensuite l’auteur nous a présenté le texte que nous allions entendre. Il nous a notamment confié comment en son texte initial, dense, touffu, à la distribution nombreuse avait été « resserré » et épuré par le metteur en scène Jean-Claude Idée.

Cette lecture était assurée par Jean-Claude Frison dans le rôle de Julien.

Du grand art…

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Pièce de bronze représentant Julien l'apostat

Régis DEBRAY, Julien le Fidèle ou le banquet des démons, Paris, Gallimard, 2005.

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24 mai 2008

A propos d'Eugène Fromentin

Eugène Fromentin est né à La Rochelle le 24 octobre 1820. Il passa son enfance dans le domaine familial en Saintonge. Elève de Louis Cabat (1812-1893), peintre de paysages, aquarelliste, graveur et dessinateur, il eut, très jeune, l’occasion de visiter l’Algérie ; il est l’un des premiers peintres parisiens à choisir l’Afrique du Nord et ses habitants comme sujet de ses œuvres.

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Douai - Musée de la Chartreuse

Le génie de Fromentin s’est révélé également dans la littérature (« Un été dans le Sahara », 1857 ; « Une année dans le Sahel », 1859). Son œuvre maîtresse est « Dominique », publiée pour la première fois dans la « Revue des deux mondes » en 1862 et dédicacée à George Sand (1804-1876).

Ce roman autobiographique parsemé de très belles descriptions de l’automne décrit le renoncement à la passion: Dominique, orphelin, est élevé à la campagne. Au collège, il s'adonne à la poésie et se lie d'amitié avec Olivier, dont il aime la cousine, Madeleine. Après le mariage de la jeune fille, il reste son ami et tente, sans succès, une carrière de journaliste politique et d'écrivain. Il revient sur ses terres, se marie, et connaît la sérénité dans l'anonymat de la vie d'un gentilhomme campagnard.

C’est cette œuvre du XIXème siècle que revisite Jacqueline Harpman dans « Ce que Dominique n’a pas su »

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26 avril 2008

Anna GAVALDA, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (1999)

Je_voudrais_que_quelqu_un

C’est une amie qui m’a conseillé de lire « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ». Ce recueil de douze nouvelles, c’est le premier livre d’Anna Gavalda, une jeune auteure qui figure actuellement parmi les meilleures ventes avec « La Consolante ».

J’ai été ravie de découvrir ces histoires tirées du quotidien, de découvrir des êtres auxquels on s’attache immédiatement. Il y en a quelques-uns que je ne pourrai pas oublier…
« IIG » est très émouvant : l’histoire d’une femme qui vient de perdre son bébé mais fait « comme si » au mariage de sa cousine dont son fils est le garçon d’honneur : « Qu’est-ce que tu voulais qu’elle fasse ? Elle a essayé de lui sourire, évidemment. ». Il y a le terrible « Fait du jour » et un agent commercial, sur la route, qui se rend à un rendez-vous à Bourg-Achard, il y a aussi l’histoire d’Olivier amoureux fou de Sarah Briot, il y a, il y a… Je ne vais pas tout dévoiler ! C’est la vie quotidienne d’êtres comme vous et moi. Vous vous sentez très proche d’eux. Leur histoire pourrait ou aurait pu vous arriver, et sinon à vous, à votre voisin, à votre ami,…
Calez-vous au soleil, ouvrez le livre, les pages défilent, et vous passez un très agréable moment.

L’auteur :

Titulaire d’une maîtrise de lettres modernes à la Sorbonne, Anna Gavalda cumule les métiers de chroniqueuse, professeur de français et assistante vétérinaire. Ce premier recueil obtient le grand prix RTL-lire en 2000. Elle est également l’auteur de « Je l’aimais », « Ensemble, c’est tout », adapté au cinéma par Claude Berri (avec Audrey Tautou et Guillaume Canet) et « La Consolante »

Anna GAVALDA, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Paris, Le grand livre du mois, 2000.
Publié en 1999 par les éditions Le Dilettante.

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Claire ETCHERELLI, Elise ou la vraie vie (1967)

Elise_ou_la_vraie_vie

On ne peut pas dire que ce roman, paru en 1967, ait considérablement vieilli. Certes, les thèmes sont le travail à la chaîne, la guerre d’Algérie, les rapports entre Algériens et Français, mais on retiendra aussi de ce roman la dénonciation du racisme, de l’état policier, la tendresse lucide qu’Elise porte à son frère Lucien, l’amour qui se développe entre Arezki et elle.

La vraie vie pour Elise, c’est d’être indépendante, assister au spectacle parfois menaçant d’un monde inconnu pour elle, d’avoir le sentiment d’exister. Quand elle perd les êtres auxquels elle tient le plus au  monde, Elise se rend compte que la vraie vie est déjà derrière elle.

Ce roman possède une puissance d’évocation des êtres et des destins. L’écriture est simple. J’ai même pu lire sur un blog « simplette », ce qui m’a semblé réducteur car on écoute parler Elise de sa voix douce et calme. L’évocation du travail à la chaîne, des cadences infernales qui se succèdent est criante de vérité. Tout est « juste », incroyablement « juste » et Elise avec ses doutes et ses défauts est très proche de nous !

L’extrait :

Un concert fracassant envahit la rue. « Les pompiers », pensai-je. Arezki n’avait pas bougé. Les voitures devaient se suivre, le hurlement s’amplifia, se prolongea sinistrement et s’arrêta sous la fenêtre. Arezki me lâcha. Je venais de comprendre. La police. Je commençai à trembler. Je n’avais pas peur mais je tremblais tout de même. Je n’arrêtai plus de trembler : les sirènes, les freins, le bruit sec des portières et le froid, - je le sentais maintenant- le froid de la chambre.

L’auteur

Claire Etcherelli est un écrivain français, née à Bordeaux en 1934. S’installant à Paris, elle travaille à l’usine. Le travail à la chaîne dans toute sa pénibilité, les relations humaines conflictuelles et le racisme sont les thèmes de son premier roman « Elise ou la vraie vie », prix Fémina en 1967 et porté à l’écran en 1970 par Michel Drach avec  Marie-José Nat.


Claire ETCHERELLI, Elise ou la vraie vie, Paris, Gallimard (folio 939), 2006.
Précédemment publié par les éditions Denoël.

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